Accueil

Dix-huit ans après son sacre d’Albertville, il reste à ce jour le seul champion Olympique que la France ait offert au combiné nordique. C'est un modèle pour la jeune génération,notamment Jason Lamy-Chappuis, celui que l’on présente comme son futur successeur mais aussi pour son fils Samuel. Né à Mouthe en 1968, Fabrice Guy chausse ses premières spatules avant de savoir marcher : sa mère est monitrice de ski de fond, son père a été champion de France du 50 km. Le saut viendra à peine plus tard : à sept ans, il s’élance pour la première fois du tremplin de Prémanon et attrape le virus. Il intègre l’équipe régionale de saut où il devient l’ami d’un certain Sylvain Guillaume.

En 1982, il décroche son premier titre de champion de France. Il n’est encore que minime. A l’époque, le combiné nordique n’en est qu’à ses balbutiements. Il faut attendre 1987 pour que la Fédération Française de Ski créé une équipe nationale de combiné, dirigée par  Jacques Gaillard et Eric Lazzaroni. En ligne de mire, les JO de 1992, où la toute jeune délégation française compte bien réaliser une « opération commando pour Albertville ». Grâce aux Douanes, la demi-douzaine de skieurs du groupe peut s’entraîner pendant cinq ans avec un statut de skieurs professionnels. Et les résultats commencent à tomber.

En 1991, aux Championnats du monde, Fabrice et ses coéquipiers décrochent la médaille d’argent : une première pour les tricolores. L’année suivante, Fabrice réalise les meilleurs résultats de sa carrière. Avec 4 victoires sur 5 épreuves en Coupe du monde, il s’impose en « patron », juste avant les Jeux. La suite, on la connaît : parti 3e  après le saut, il remonte à la 1re place pour décrocher l’or, juste devant son compatriote Sylvain Guillaume : un doublé qui reste historique en combiné nordique français. 1992 sera décidément la meilleure année de la carrière de Fabrice Guy : dans la foulée des JO, il décroche le globe de cristal de la Coupe du monde.

L’après JO sera difficile à gérer. Il faut attendre 1997 pour voir Fabrice renouer avec les podiums internationaux : il termine 3e du combiné des Championnats du monde. L’année suivante, aux JO de Nagano, il décroche le bronze par équipe avec Sylvain Guillaume. Un an plus tard, il prend sa retraite et rejoint les Douanes, avant d’intégrer le centre de Prémanon pour entraîner la relève.

Fiche d'identité

  • Né le 30 décembre 1968 à Pontarlier (25)
  • Père de Samuel Guy, jeune espoir du Combiné nordique (voir son portrait)

Palmarès

  • 1998 : 3e du relais des Jeux Olympiques de Nagano (Japon)
  • 1997 : 3e des Championnats du monde à Trondheim (Norvège)
  • 1992 : Vainqueur de la Coupe du monde de Combiné nordique
  • 1992 : Champion olympique du Combiné nordique des JO d’Albertville
  • 1991 : 2e du relais des Championnats du monde de Val di Fiemme (Italie)

Voir la discipline Combiné nordique

Mentions légales