A 24 ans, Cyril Miranda représente l’avenir du ski de fond tricolore. Même si ses performances sont encore en dents de scie, puisqu’il est, de son propre aveu, « un habitué des débuts de saison difficiles ». Celle en cours ne fait pas exception : Cyril l’a tranquillement commencée au 36e rang mondial en novembre dernier, lors de sa première épreuve, en Finlande. Un mois plus tard, il signait une 6e place sur le sprint de Davos, en Suisse.
Déterminé, le Jurassien d’adoption est un adepte des grands rendez-vous. En 2007, lors de ses premiers championnats du monde, à Sapporo, au Japon, il avait terminé 12e : une bonne surprise. Deux ans plus tard, il prenait la 5e place du sprint des mondiaux de Liberec, en République Tchèque : de plus en plus près du podium. Très fort en ski classique, brillant en sprint, le Bois d’Amonier a devant lui une marge de progression considérable. Il peaufine actuellement sa technique de skating, « pour devenir un skieur complet ».
A Vancouver, il s’alignera sur le sprint individuel classique, mais espère à l’avenir ne plus être cantonné aux épreuves de vitesse : « je travaille sur les épreuves de distance en espérant qu’un jour, je me fasse aussi une place dans cette équipe ».